Une question à…. Aurélie Wellenstein !

La question a été posée par Hélène du blog de Ptitelfe : pouvez-vous nous raconter ce que vous ressentez lorsque vous recevez un prix ?

 

« Salut Hélène !

Merci pour ta question !

Au-delà même de le remporter, je suis toujours très heureuse d’être sélectionnée à un prix. Dans les « prix scolaires », notamment, ceux qui sont organisés au sein des écoles, être sélectionné, c’est déjà gagner ! Les lecteurs lisent le livre, en débattent en classe, souvent, ils nous rencontrent ensuite (vu qu’on est des auteurs vivants, ouf ! lol !) et on peut échanger ensemble. C’est un rapport au texte très sympa ! Après, même si je n’emporte pas les suffrages, c’est pas grave, je suis contente d’avoir participé (vraiment, hein, c’est pas du baratin politiquement correct !) Dans le genre, j’avais vraiment adoré les rencontres dans le cadre du Prix Imaginales des Lycéens. En plus, j’avais reçu des dessins et des montages photos avec des plumes de hibou (c’était pour le Roi des fauves). Un super souvenir !

Cette année, les loups chantants sont sélectionnés pour le Prix Imaginales des Collégiens. En attendant de rencontrer les classes au moins de mai, je corresponds par mail avec certains jeunes.

Après, il y a aussi les prix liés à un salon, comme celui des Halliennales que j’ai remporté pour le Roi des fauves. Au-delà du plaisir sur le moment, il y a des retombées qui sont très plaisantes : l’intérêt décuplé pour ton livre le temps du salon, un article dans le journal local, le gros chèque (huhu) et même après, tout ce qu’on ne voit pas, les répercussions que cela peut avoir, par exemple, sur les sorties poche.

Et puis, il y a aussi des Prix avec une grosse aura comme le Grand Prix de l’Imaginaire. Etre sélectionné, c’est déjà énorme ! J’ai pas la prétention de pouvoir l’emporter celui-là ! Ptet plus tard 😉

Dans l’ensemble, j’essaie de ne pas trop me projeter. J’y pense de temps en temps, mais même le jour de la remise des prix, je ne veux pas me porter la poisse, donc je ne prépare rien (pas de discours de remerciements  à ma mère, etc !), j’essaie de rester « détachée ». Le jour du Prix des Halliennales, j’étais même tellement détendue, que lorsqu’ils ont annoncé que j’avais gagné, j’étais en train d’errer dans les travées du salon, les mains dans les poches, à un kilomètre de la scène : j’avais pas réalisé que c’était la remise des prix !

Bref, les prix c’est que du bonheur. Pourvu que ça dure. Croise les doigts pour moi, stp ! 😉 »