couverture Quand Toutankhamon devint le pharaon maudit

Il était un jour… Quand Toutankhamon devint le pharaon maudit

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Sélection Prix du roman historique jeunesse 2017, catégorie CM2-6e


Toutankhamon, environ 15 ans, règne à Thèbes. Lors d’une manoeuvre politique, il a dû abandonner l’ancienne capitale de son père Akhenaton et sa religion, considérée par tout le monde comme « hérétique ». Il essaie de conserver en lui-même cette religion, mais se trouve contraint de faire semblant de retourner aux anciens cultes, ceux d’Amon, ce qu’il fait en traînant les pieds.
Alors que ces intrigues politiques se mettent en place, Toutankhamon est alors victime d’une tentative d’empoisonnement. Grâce à ses alliées, Ankhsenamon, sa femme, et sa nourrice Maya, il va alors tenter de rejoindre l’ancienne capitale, où vivent encore Nefertiti, sa belle-mère, et ses trois dernières filles.

À partir de 10 ans.

Biographie de Toutankhamon :
Toutankhamon, fils d’Akhénaton, est un pharaon de la XVIIIe dynastie. Son règne fut troublé par une lutte religieuse entre les adorateurs d’Aton et les adorateurs d’Amon, qu’il défendait. Il fut assassiné à 18 ans, après avoir régné pendant neuf ans.
Découvert en 1922 dans la vallée des rois, le tombeau de Toutankhamon restera à jamais célèbre comme étant l’une des seules sépultures pharaoniques quasiment intactes.

Pour lire un extrait de Quand Toutankhamon devint le pharaon maudit, cliquez ici!

 

Petit extrait de Quand Toutankhamon devint le pharaon maudit.

La femme pilait des plantes dans un mortier de pierre. Ses nombreuses petites nattes tressautaient en mesure tandis qu’elle maniait le pilon. Pour ce genre de travail, elle restait à l’intérieur de sa maison. Jamais elle ne s’installait
en plein air, dans la cour poussiéreuse où tout le monde pouvait la voir. Ses mains noueuses de femme âgée étaient
expérimentées. Les plantes écrasées et odorantes allaient bientôt servir pour une préparation. Au fait, était-il bien certain qu’il s’agissait de plantes ?… Un homme repoussa le rideau de laine rayé qui fermait
l’ouverture de la maison et entra. 
– Je t’attendais, Siptah, lui lança-t-elle aussitôt d’une voix rauque qui agressait les tympans. Il sursauta tout en clignant des yeux. Après le grand soleil de l’extérieur – Râ était un peu trop généreux ce matin –, il ne voyait rien dans cette pièce sans fenêtre. L’atmosphère chaude, confinée, était parfumée d’épices.
– Hum, bon, fit-il tandis que ses yeux s’habituaient à l’obscurité. Tu as ce que j’attends, Mesyt ?
– Et toi ? demanda-t-elle du tac au tac.
Siptah tira d’un sac de cuir souple pendu à son cou trois petits lingots d’argent.
– On avait dit de l’or ! protesta la femme. Retourne d’où tu viens. Je ne te donnerai rien. Reviens avec de l’or.
– Mon maître a dit…
– Ton maître est riche. Il peut payer. Fais comme je t’ai dit.
Résigné, Siptah farfouilla encore un peu dans son sac et finit par lui tendre ce qu’elle voulait, un deben* d’or.
– Ah ! Tu voulais donc voler ton maître ! Garder une
partie du prix convenu !
Elle s’empara de la barre d’or d’un geste rapace et l’examina attentivement, puis la rangea dans son propre sac de cuir.
– J’essayais, à tout hasard, se défendit-il. Tout le monde le fait, alors pourquoi pas moi ?
– Vous êtes bien tous pareils, vous les serviteurs du palais, dit-elle, méprisante. Pas un pour être plus honnête que l’autre. Pourtant nous travaillons ensemble depuis longtemps, toi et moi, Siptah. Tu n’as jamais eu à te plaindre. Et tes maîtres non plus.


Date de parution : 1er octobre 2015
ISBN : 978-2-3674-0346-5
160 pages